Deuxième partie de l’exposition qui commence au musée de l’Orangerie,
« Qui a peur des femmes photographes ? » est un savant parcours
que l’on suit de la fin de la première guerre mondiale jusqu’à la fin de la
deuxième. L’exposition nous fait découvrir de nombreuses photographes de talent
faisant irruption dans le monde essentiellement masculin de la photographie en
pleine mutation. Elle s’articule en trois mouvements : elle débute par la manière
dont les femmes photographes détournent des codes traditionnels, s’attarde sur
l’art de l’autoportrait, et finit par montrer la place que ces femmes se font dans
les domaines les plus masculins de la photographie.
14/02/2016
07/02/2016
De l’inégalité de l’impact du divorce sur les niveaux de vie entre les hommes et les femmes
Pourquoi s’intéresser à cette question maintenant ?
C’est tout d’abord l’actualité qui me pousse vers ce sujet. En effet, en décembre dernier est sorti l’INSEE Référence « Couple et Famille ». Ce dernier présentait un article de fond intitulé : « Les variations de niveau de vie des hommes et des femmes à la suite d’un divorce ou d’une rupture de Pacs », un article écrit par Carole Bonnet, Bertrand Garbinti et Anne Solaz. C’est à une retranscription de leur travail que s’essayera d’abord mon post. Il apporte à la connaissance commune une contribution des plus utiles. Une motivation plus profonde me pousse également à aborder la question. En effet depuis les années 1970, le divorce est devenu un phénomène de masse. En 2009, le ministère de la justice annonçait que l’année avait connu 130 000 divorces. Le nombre me permet ici d’éclairer que le divorce est un fait social et non uniquement la querelle d’individus à laquelle de nombreuses personnes le rabaissent. En tant que fait social et phénomène de masse il peut avoir des effets d’importance sur la société, et plus spécifiquement dans le cadre des rapports homme/femme (1).
Mon but sera ici de montrer l’existence d’inégalités de niveau de vie consécutifs à la rupture d’une union contractualisée entre homme et femme, et de relier ces inégalités au système d’inégalités et d’injustices que nous observons dans notre société.
Pour cela j’aborderai tout d’abord les résultats de l’étude que nous propose l’INSEE, tout en mettant en avant ses limites. Ce compte rendu sera suivi d’un commentaire remettant en cause l’individualisation et la normalisation que le sens commun fait des conséquences économiques du divorce.
27/01/2016
"Orlando", de Virginia Woolf
Il était enfin
temps de vous parler d’Orlando, roman
de Virginia Woolf publié en 1928. Bien
sûr, la liaison est maintenant assez évidente – c’est de là que je tire mon
pseudonyme. Un lecteur attentif aura sûrement déjà plus ou moins cerné les sujets
de prédilection des auteures de ce blog, et comprendra donc qu’il me brûle de
vous parler d’une des thématiques principales de ce roman, c’est à dire la
différence entre les sexes.
21/12/2015
Le Septième Art et le Deuxième Sexe : "Orlando", de Sally Potter
En 1992, Orlando sort sur les écrans. Sa réalisatrice,
Sally Potter, est connue pour ses travaux expérimentaux en cinéma comme en
danse où elle crée la première compagnie auto-déclarée féministe. Il s'agit de
son premier long métrage. Son film apparaît à l'époque comme une œuvre ambiguë,
film de genre car film d'époque, mais surtout objet de recherche visuelle et
narrative. C'est ainsi que Orlando est primé à Berlin, l'année de sa
sortie. Depuis, le film bien que devenu une référence s'est trouvé confiné à
une circulation très réduite.
Le lecteur impatient me demandera alors, mais comment est-il
possible d'adapter cinématographiquement Orlando ? Le ton, l'absence de
discours autre que celui de la narratrice, l'absence de logique explicite, et
la profusion des scénettes dans le livre devraient rendre impossible sa
transformation en œuvre cinématographique. C'est pourtant le tour de force que
réalise Potter. Ainsi la spécificité de ce film comme adaptation, se situe dans
sa réécriture. Une réécriture fine, entièrement effectuée par Potter, mêlant
plusieurs dynamiques que nous aborderons à présent.
03/08/2015
Le Septième Art et le Deuxième Sexe : "Mustang", de Deniz Gamze Erguven
J'introduis
ici ce qui, je l'espère, deviendra une véritable chronique sur
Problème
Rangé.
Il s'agirait de traiter du féminisme dans le cinéma. Ce média a en
effet un rôle à part dans la formation des représentations autant
en tant qu'art, qu'en tant qu'industrie de masse. Je cherche toujours
un nom tapageur pour cette chronique, si vous avez une idée,
n'hésitez pas à la proposer !
Inscription à :
Articles (Atom)





